Cela induit des défis scientifiques, technologiques, économiques et organisationnels majeurs pour l’ensemble des acteurs (maîtres d’ouvrages, gestionnaires de parcs, maîtres d’œuvres, entreprises de construction, sociétés de services énergétiques, assureurs, etc.), notamment dans l’acquisition, le partage et l’analyse des informations. En effet, il est à présent reconnu que ces objectifs ambitieux ne pourront être atteints que par une collaboration entre l’ensemble des acteurs.
Mais comment traduire et prendre en compte, dans les recherches sur le bâtiment, ces complexités nouvelles, qui dépassent les démarches disciplinaires et renvoient nécessairement à une transversalité des analyses entre sciences économiques et sociales et celles de l’ingénieur ? En repositionnant les problématiques du bâtiment dans le cadre plus large de son environnement urbain et socioéconomique, l’UPF vise à organiser ses recherches afin de mieux appréhender les interactions entre systèmes et échelles, du point de vue tant socioéconomique que technique. De grands équilibres sont ainsi à rechercher. Ils ne trouveront de solutions concrètes qu’à différentes échelles : bâtiment, quartier ou ville. Ceci impose une approche systémique qui s’appuie sur des savoirs et savoir-faire de l’aménagement et de la conception urbaine durable.
Cet axe transversal à l’ensemble de l’Université s’intéresse donc au bâtiment durable dans son environnement, le quartier et la ville, en intégrant les enjeux socioéconomiques et fonctionnels pour s’adapter aux usages individuels et collectifs et en prenant en compte la valeur culturelle, économique et affective que représente le bâtiment pour le citoyen.